On l’appelle Jeeg Robot

On l’appelle Jeeg Robot (Lo chiamavano Jeeg Robot)

Un film de Gabriele Mainetti – Italie – 2017 (2015)

fantastique / comédie /action / drame / super-héros

avec  : Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Ilenia Pastorelli…

 118 min – Goon Films 
vu en V.O.
L’histoire :

Rome, de nos jours. Enzo est un petit malfrat sans envergure qui mène une vie assez sordide. Une rencontre malheureuse avec des déchets radioactifs va entraîner chez lui l’apparition d’une force surhumaine. Que faire de ces super-pouvoirs ?

L’avis de KultureShoot.com :

Avec  On l’appelle Jeeg Robot, premier long métrage de Gabriele Mainetti, l’Italie tient son film de super-héros ! Les codes du genre y côtoient la réalité romaine et c’est ainsi que le rôle des méchants incombe à d’improbables mafiosi. Ce qui, d’ailleurs, est certainement la meilleure idée du film tant la galerie d’affreux qui nous est présentée est savoureuse !

Malheureusement, On l’appelle Jeeg Robot est loin d’être une totale réussite. Tout d’abord, comme de nombreuses sorties actuelles, il fait bien ses deux heures. Et parfois, ça se sent… Sur certains passages, j’avoue avoir décroché. Ces soucis se cristallisent autour du personnage d’Alessia, la jolie voisine, que je trouve mal exploitée voire pénible.

Au final, On l’appelle Jeeg Robot joue aux montagnes russes avec les spectateurs, alternant des séquences réellement excellentes et d’autre bien plus anecdotiques voire ratées et même carrément gênantes. Heureusement, les bons côtés l’emportent et font de ce film une œuvre fort sympathique qui a bien  des chances de devenir culte dans quelques années.

 

 
  • Quand On l’appelle Jeeg Robot fait dans la comédie noire, il est tout simplement excellent.
  • Même si le film peut être présenté comme un anti-Marvel, il ne prend jamais son sujet de haut, le respecte et ne sombre pas dans la parodie stérile.
  • Les acteurs sont particulièrement convaincants. Ils parviennent à donner une réelle consistance à leur personnage. Sauf celui d’Alessia…
  •  Enfin un méchant digne de ce nom ! Au point que, un peu à l’instar du Joker dans le premier Batman de Burton, c’est lui la vraie star du film ! Et quand « Le Gitan » (l’excellent Luca Marinelli) s’énerve, ça fait vraiment mal.
  •  On l’appelle Jeeg Robot a de vraies ambitions aussi bien dans son scénario et ses thématiques que dans sa mise en scène. C’est assez rare actuellement et ça fait plaisir.
  • Le film est parsemé de purs moments « What the fuck ! » qui font de ce On l’appelle Jeeg Robot un film forcément sympathique.
  •  On pense par moment au cinéma d’Álex de la Iglesia et c’est plutôt cool ! De même, une scène rappelle un passage de Shaun of the dead (mais en moins bien). De très bonnes références.
  • Le générique avec le titre en japonais est assez classe…
 
  • Clairement, On l’appelle Jeeg Robot est trop long et souffre de plusieurs passages à vide.
  •  La rupture de ton est un procédé intéressant et qui peut s’avérer très efficace… quand il est maîtrisé (cf. Tunnel) ! Ici, ce n’est manifestement pas le cas. Les incursions dans les registres de la romance ou du drame, même si elles se justifient scéniquement, ne sont vraiment pas des réussites et handicapent lourdement le film.
Conclusion

On l’appelle Jeeg Robot est un film éminemment sympathique, souvent très réussi mais malheureusement, aussi, parfois sévèrement maladroit. Ses trop gros défauts ne lui permettent pas de s’imposer totalement. Il faut tout de même souligner le courage de l’initiative et ne pas oublier que l’on est là face à un premier effort qui laisse présager de bonnes surprises pour l’avenir.

Note : 13/20 

PS :

le film m’a donné la furieuse envie de me replonger dans l’excellente série Héro Corp du non moins excellent Simon Astier ! Tiens, et puis tant que j’y suis pourquoi pas un petit Jour de la Bête !!

Par Sathur; vu en V.O.