Napalm Death + Heksen, le 22/09/2016 à La Puce à l’oreille (Riom)

Je n’avais plus vu Napalm Death en concert depuis 2 ou 3 ans. L’occasion était donc belle de revoir la légende du grind anglais à quelques kilomètres de chez moi.

A cause de problèmes de circulation, je n’ai pu assister  qu’à la fin du set des Clermontois de Heksen qui assurait la première la partie de la soirée. J’ai lu que le groupe, que je ne connaissais pas encore, pratiquait un death metal  old school. Vu le peu que j’ai vu je ne peux pas trop juger : les deux morceaux que j’ai entendu sonnaient à mi-chemin entre un death typé US et des sonorités plus européennes. En se revendiquant old school, j’imagine que le groupe ne veut pas s’associer à la scène brutal death technique qui domine ce genre actuellement. Ce qui pour moi est une bonne chose. De ce que j’ai vu les musiciens sont en place, c’est carré et efficace. De plus la mise en scène était soignée, avec maquillage et décor. Une première impression plus que positive qui ne demande qu’à être confirmée sur disque et lors d’une prestation plus longue. Ah, et j’allais oublier : le bassiste joue sur Thunderbird, ce qui est une marque de bon goût évident !

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Revoir Napalm Death en concert, c’est un peu comme retrouver de vieux amis, on sait qu’on devrait passer un bon moment. Quoique… je dois bien avouer que les dernières prestations des britanniques auxquelles j’ai assisté (de mémoire, à la Coopérative de Mai et au Hellfest) ne m’avait pas forcément enthousiasmé… La faute à un son brouillon, désagréable et à une vitesse d’exécution bien trop élevée, qui ne rendaient pas justice à leur qualité de composition. Je fais partie de ceux qui ont regretté que Napalm Death poursuive sa carrière à seulement quatre musiciens. C’est donc à la fois curieux et un peu inquiet que j’attendais leur prestation.

  • Première constatation :

Mitch Harris n’a toujours pas réintégré le groupe. Son remplaçant au poste de guitariste, John Cooke, fait plus qu’assurer le boulot. Si j’osais(et je vais oser), je dirais que j’ai préféré son jeu. Il est peut-être moins en trance sur sa guitare, mais il m’a semblé bien plus carré, précis et surtout il a, à mon goût, un bien meilleur son, moins crade, plus metal, ce qui rend l’identification des morceaux bien plus aisée.

  • Deuxième constatation :

Barney, leur mythique chanteur, qui frôle maintenant la cinquantaine, est en grande forme. Il a visiblement perdu du poids et semble rajeuni. Et au niveau vocal, ce soir, il va assurer. Dès les premiers morceaux, sa voix est impeccable et elle ne va pas faiblir jusqu’à la fin. Comme toujours, il est déchaîné et le bougre occupe admirablement la scène.

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Le concert débute sur l’intro du dernier album en date Apex Predator – Easy Meat, album qui sera par ailleurs largement représenté dans la set-list. Napalm ne néglige pas pour autant le reste de sa discographie, remontant jusqu’à leur cultissime premier album dont ils interpréteront trois titres :  « Scum », « You Suffer » et « Deceiver ». Mais, la grosse tuerie de la soirée reste, pour moi, l’enchainement « Suffer the Children » / Breed To Breath ». Imparable ! C’est dommage que leur set ne dure qu’une heure : une bonne partie des tubes qu’ils ont pu composer en plus de 30 ans (!!) de carrière passe à la trappe. J’aurai bien pris un petit « Siege of Power » en pleine face…

  • Troisième constatation :

Plusieurs fois au fil de la soirée, je me suis fait la même remarque. Ces gars ont un sacré sens de la composition. Dans tous les morceaux joués ce soir, il y a toujours une idée pour maintenir l’intérêt de l’auditeur. Il n’y a pas de remplissage. Dommage que leur son, parfois trop brouillon, ne mette pas forcément en valeur leurs compositions.

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Ce concert à La Puce à l’Oreille était une excellente soirée. Il m’a permis de découvrir une superbe salle où, honte sur moi, je n’avais jamais mis les pieds. De découvrir également Heksen qui, en quelques morceaux, m’a donné envie de me pencher davantage sur leur travail. Et le plaisir de retrouver un Napalm Death toujours aussi sympathique et surtout en grande forme.

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