fight Club (roman)

Fight Club

Un roman de  Chuck Palahniuk – USA – 1996

Thriller – Drame – OVNI

304 pages  – Folio – 8,80 €

L’histoire :

Bien qu’ayant plutôt réussi sa carrière professionnelle, un jeune cadre américain cherche désespérément un sens à sa vie. Il le trouvera en faisant la rencontre de Tyler et en devenant membre de son club de combat clandestin…

L’avis de KultureShoot.com :

Évacuons d’entrée de jeu LE problème. J’ai, comme beaucoup d’entre-vous j’imagine, déjà vu le film de David Fincher. Il est clair que l’effet de surprise s’en trouve amoindri. Est-ce que cela nuit au plaisir du lecteur ? Absolument pas car s’offre à nous la possibilité de se concentrer sur la construction du roman, et c’est assez vertigineux ! Narré à la première personne, avec un héros qui s’adresse parfois directement au lecteur, le roman nous implique émotionnellement et intellectuellement. Construit autour d’un flash back, la vérité se dévoile à nous, en même temps qu’au narrateur, sous la forme d’un véritable labyrinthe spatio-temporel des plus déstabilisants !

Je viens d’utiliser le terme « plaisir ». Ce n’est peut être le terme approprié. Avant d’être une histoire, Fight Club est avant tout un manifeste qu’on se prend en pleine face. Si on peut voir dans le roman un charge virulente contre l’Amérique des années 90, on peut aussi le considérer comme une attaque en règle et particulièrement violente des modes de vie que nous avons choisis. Le propos de Fight Club devient universel, ou tout au moins peut s’adresser à tout habitant de pays dits développés. Il questionne notre rapport au travail et à la réussite. Il nous met le nez dans la merde qui résulte de toutes nos ambitions lâchement abandonnées (le passage intense avec le petit vendeur de supermarché). Fight Club pose tout simplement la question du sens de la vie !

Attention ! Chuck Palahniuk n’est pas un donneur de leçon et n’apporte pas non plus de solution. Son ouvrage est d’une noirceur assez absolue à peine éclairée de quelques notes d’humour (noir forcément). A ce stade, on ne  parle plus de désespoir mais carrément de nihilisme.

Un petite citation pour finir :

Ce que je voulais en pilonnant ce gamin, c’était en réalité coller une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui refusaient de baiser pour sauver leur espèce en danger…

Conclusion :

Indéniablement, Fight Club est une oeuvre à part ! Dérangeant, intelligent, cruel mais aussi ludique et parfois drôle, Fight Club est un roman que l’on doit avoir lu au moins une fois. Même si cela peut faire mal…

Note : 16/20

Par Sathur

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