Death Road

Death Road 

Une BD de David Boriau (scénario) et José Garcia (Dessin) 

Ankama – France – 2017

fantastique

Chauffeur routier, Harold semble avoir le pouvoir de voir et de communiquer avec les fantômes. Cette faculté, ou plutôt cette malédiction, lui a déjà coûté sa vie de famille. Et malheureusement pour lui, ce n’est qu’un début.

L’avis de KultureShoot.com

Death Road propose un récit fantastique dont le rendu graphique rappelle un peu le travail d’un Arthur de Pins en moins kawaii. Cette BD m’a attiré par sa chouette couverture : un gros camion américain façon Optimus Prime (ça le fait toujours) et un titre qui sonne Metal. En plus il y a un pentacle renversé, et tout le monde le sait, les pentacles, tout comme les tentacules, c’est cool !

Il est pas beau mon camion ? Oh que si, mais là on est à la deuxième page…

Si les premières pages (vraiment les toutes premières, 5 ou 6) ne m’ont pas déçu, mon enthousiasme est vite retombé. Je ne suis jamais parvenu à rentrer dans le récit. Cette histoire de fantôme m’a laissé de marbre. De plus, il faut bien reconnaître que ce n’est pas un thème particulièrement original.  Le fait de traiter cette histoire de façon sérieuse mais avec un design cartoon, et donc de créer un paradoxe visuel, n’empêche pas qu’on ressente un sentiment gênant de déjà vu.

60 pages plus loin, ça a quand même moins de gueule…

Parlons justement du design. C’est pour moi le gros point noir de Death Road. S’il fait illusion sur les premières planches, je le trouve de plus en plus grossier et approximatif au fil des pages. Le traitement réservé au camion, en particulier, est absolument inadmissible ! Putain, un peu de respect bordel. Il faut par contre admettre que le découpage, bien pensé, est plutôt efficace.

Conclusion

Desservi par son univers graphique qui nuit à l’immersion et par un scénario qui sent le réchauffé, ce premier volume de Death Road est pour moi une grosse déception. J’espère que les deux volumes à venir me feront changer d’avis.

Note : 08/20

Par Sathur