Deadpool

 Deadpool

Un film de Tim Miller – USA – 2016

action / fantastique / super-héros

avec  : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein…

108 min – 20th Century Fox
vu en V.O.S.T
L’histoire :

Wade Wilson est Deadpool, un super héros doté de formidables capacités d’auto-régénération. Seulement, ce pouvoir, cet ancien mercenaire l’a obtenu suite à une terrible expérimentation à laquelle il  a survécu. Son objectif est maintenant de se venger de celui qui lui a fait subir ce traitement…

L’avis de KultureShoot.com :

Dans sa version papier, Deadpool, à l’instar du Punisher, est le personnage Marvel qui m’a donné le goût des comic-books. Mes craintes, quant au sort que lui réserverait le cinéma, étaient assez élevées. Surtout quant on se souvient de X-Men originsWolverine … Deadpool est un personnage atypique dans l’univers Marvel, voire même dans la BD en général. En effet, bien plus que ses super pouvoirs, ce qui fait sa particularité, c’est qu’il a conscience d’être un personnage de comics. En résulte cette fameuse rupture du 4ème mur : Deadpool s’adresse aussi bien aux autres personnages de la BD, qu’à lui même et qu’au lecteur. Sur papier, cet aspect iconoclaste est particulièrement efficace. Comment la transposition de ses aventures sur grand écran allait-elle s’en sortir ?

Et bien, globalement mieux que ce que je craignais.

Je regrette cependant le ton particulièrement vulgaire qui a été donné au film, une vulgarité par ailleurs absente de l’oeuvre originale. L’industrie cinématographique semble persuadée que pour toucher un publique adulte, il faut à tout pris de l’humour vulgaire qui se considère comme de l’humour décalé. A forte dose, je pense que c’est plutôt l’inverse qui risque de se produire. Encore une fois, je prendrai l’exemple de South Park : oui, South Park est vulgaire. Mais c’est drôle car la vulgarité se justifie par le contexte ou les personnages et est contrebalancée par les messages que véhicule la série. Dans Deadpool, rien de tout ça. Pour jouer avec la vulgarité, il faut de sacrés talents d’équilibriste. Malheureusement, l’équilibriste Deadpool se vautre plus d’une fois…

 

  • Les principales caractéristiques des comic-books Deadpool sont respectées : violence, humour et rupture du 4ème mur.
  • Le film ne se prend pas au sérieux et est souvent drôle, surtout quand il cite les Monty Python.
  • Il en résulte parfois un petit côté british, qu’on retrouve même dans la réalisation, loin d’être désagréable.
  • Les scènes d’action sont soignées et inventives.
  • Deadpool contient de vrais morceaux de cinéma avec de vraies bonnes idées (malheureusement souvent polluées par une louche de vulgarité).
  • Ryan Reynolds EST Deadpool, comme Hugh Jackman est devenu Wolverine.
  • Pourquoi autant de vulgarité, bordel de merde de bite à cul !!! C’est lourd et rarement drôle… Cet aspect est totalement absent des comics-books qui eux manquent de respect à l’univers Marvel et non à l’intelligence du lecteur ! C’est de loin le plus gros défaut de cette production.
  • Deadpool s’en sort plutôt bien avec son physique. Dans le comics, il se décompose continuellement au point de vivre constamment masqué… Encore un petit compromis.
  • La romance de Wade Wilson n’est pas réellement utile et passionnante. Et paf, un compromis.
  • Encore une fois, on a droit à un méchant qui manque désespérément de charisme.
Conclusion

On sent que Deadpool a du faire de nombreux compromis : humour vulgaire pour plaire à la partie post-ado du public, romance inutile… Mais, malgré tout, Deadpool reste un film sympathique avec suffisamment d’atouts pour camoufler ses (gros) défauts.

Note : 12/20 

Par Sathur