DARKTHRONE – Arctic Thunder (2016)

darkthrone-arctic-thunder-05Arctic Thunder est le 17e album studio de Darkthrone en trente ans de carrière… Putain, 17 albums ! Quelque part, c’est quand même assez fascinant, ça impose le respect… Le plus incroyable dans l’histoire, c’est que ce Arctic Thunder est un très bon album, un excellent album même. Un album qui, comme qui dirait, déchire sa mémé !

Déjà, le duo norvégien a eu la grande idée d’abandonner les « vocaux » Heavy Metal qui ne m’ont personnellement jamais convaincu. Ensuite, ce qui est frappant, c’est la qualité des morceaux. Le groupe maîtrise clairement la composition, ou le songwriting comme il le dit lui-même sur la pochette du disque. Les changements de tempo sont nombreux et judicieusement placés, toujours efficaces. Que les morceaux soient rapides ou lents (voire carrément Doom), ils groovent toujours.

Même si les deux formations n’ont rien à voir, Arctic Thunder m’a rappelé le dernier Opeth, Sorceress. Bien évidement, les ressemblances ne sont pas au niveau de la musique mais plus du côté de la démarche et de l’évolution musicale. Les deux groupes auront réalisé plusieurs albums avant de parvenir à assimiler et digérer leurs influences et proposer une musique bien différente de celle qu’ils pratiquaient à leurs débuts mais sans pour autant renier leurs origines. Curieusement, leurs influences ne sont pas si éloignées, au moins géographiquement. Opeth s’inspire clairement du Hard Rock / Heavy  Prog du début des 70’s (Led Zeppelin et Deep Purple en tête). De son côté, du début des 70’s, Darkthrone va plutôt retenir Black Sabbath (« Boreal Fiends »). Les emprunts au Metal d’outre-Manche sont tellement évidents que l’album aurait pu s’appeler Britannic Thunder. 

Black Sabbath n’est pas le seul convié, deux décennies de Metal étant représentées, en gros jusqu’au début des années 90. Au fil des pistes, on croisera Iron Maiden première période en version ultra épurée (« Arctic Thunder ») ou Motörhead (« Inbred Vermin »). Certaines parties de batterie et en particulier l’utilisation qui est faite de la double grosse caisse évoque le groove typé Panzer de Bolt Thrower (« Boreal Fiends », « Inbred Vermin »). Autre invité de cette orgie musicale : le Cathedral du début des années 90 qui vient en quelque sorte refermer la boucle ouverte par leurs aînés de Black Sabbath (« Throw Me Through the Marshes »). Comme pour affirmer un peu plus cette filiation britannique, Fenris arbore sur la pochette un T-shirt de Napalm Death.darkthrone-arctic-thunder-01

Mais attention ! Toutes ces influences (plus quelques élans Thrash et un peu de Burzum) sont parfaitement assimilées et finalement enrichissent la musique de Darkthrone. Et Darkthrone reste Darkthrone. Il suffit d’écouter « Deep Lake Tresspass » et ses faux airs de « In the Shadow of the Horns » pour s’en convaincre. L’énergie qui se dégage du disque est assez fabuleuse ! c’est simple , on a l’impression d’assister à un concert (mais jouez live les gars, bordel, ce serait trop bon !!). Le seul reproche que je ferais à cet album, c’est l’absence de bons vieux blast beat

Groovy, efficace et fun (!!), Arctic Thunder est clairement un des meilleurs disques de cette fin d’année pourtant riche en sorties Metal.

Note : 18,5/20

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PS : Plus je l’écoute, plus je le trouve énorme !!

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