Abécédaire KultureShoot #01 (juin 2017)

A comme Abécédaire

C’est dorénavant sous cette forme que j’ai décidé de vous faire partager  mes  (re)découvertes. Du moins, je vais tester cette méthode, on verra à l’usage…

J’ai pris cette décision surtout par manque de temps pour rédiger des articles sur les produits culturels qui me plaisaient. Cela me permet aussi de parler de certaines productions qui ne méritent peut-être pas une chronique  pour elles-seules.

Voici donc mon premier Abécédaire KultureShoot, bonne lecture !

 

C comme Chat… ou Donuts...

Pour commencer, un petit mot sur Donyatsu (2013)  une série d’animation disponible sur Crunchyroll.

Dans un Tokyo post-apocalyptique ne semblent plus survivre que des … chats (ou presque). Mais ceux-ci ont subi d’étranges mutations : ils ont fusionné avec des pâtisseries ! A l’image de Donyatsu, héros de cette série, qui est un chat croisé avec… un donut ! Ouais, dit comme ça… Quoi que quelque part, ça stimule un peu la curiosité, non ?

Donyatsu est donc une mini-série humoristique WTF toute mimi. Elle est composée de 12 épisodes d’une durée de 1min 30. Autant dire que cela nécessite d’être percutant au niveau du gag. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. L’ensemble compense cependant ce handicap par un sens de l’absurde assez jouissif. Le plaisir est d’ailleurs croissant lors d’un second visionnage.

 

D comme Documentaire

Cinq hommes et une guerre est un documentaire produit par Netflix. Découpé en trois parties, il revient sur l’implication de cinq réalisateurs majeurs d’Hollywood (dont John Ford et Frank Capra) dans la Seconde Guerre mondiale. Le tout, très bien construit, nous permet de suivre le travail de ces hommes avant, pendant et après les événements. C’est une incroyable source d’informations aussi bien sur la Seconde Guerre et les mentalités de l’époque que sur l’histoire du cinéma, en particulier sur l’utilisation faite de la caméra. Cette dernière dimension est renforcée par les nombreuses interventions de grands cinéastes actuels parmi lesquels Steven Spielberg, Guillermo Del Toro ou Francis Ford Coppola. Ajoutez à cela la présence d’images d’archives parfois assez incroyables ainsi qu’un habillage des plus classieux et vous obtenez un documentaire indispensable et passionnant!

A noter que Netflix propose également sur son site les films de propagande réalisés par ces réalisateurs durant la Seconde Guerre mondiale. Je n’en dirai rien, ne les ayant pas encore visionnés.

 

F comme Fibres

J’ai effectué une petite séance de rattrapage en visionnant l’intégralité de Kill la Kill, une série d’animation japonaise dont on m’a longuement vanté les mérites et qui est disponible sur Netflix.

Ryuko Matoi, une jeune lycéenne, recherche l’assassin de son père. Elle va se retrouver mêlée à un conflit opposant les hommes à des fibres vivantes. Autrement dit à une guerre entre les êtres humains et des vêtements plutôt agressifs ! Ouais, encore une foid, dit comme ça…

Cette série sort du lot grâce à un ton WTF hors norme. Les affrontements opposant tout d’abord des combattants portant des uniformes spéciaux puis carrément ces mêmes humains à des vêtements de combats sont dantesques. L’humour est omniprésent, surtout dans les premiers épisodes, jusque dans les moindres détails. Et malgré son côté loufoque, la série se permet d’aborder des thèmes parfois graves comme le fascisme ou le poids de la filiation (putain ! le passage sur la naissance de l’héroïne !!).

La réalisation tient carrément la route. Elle joue énormément sur la distorsion des dessins pour amplifier la violence et la rapidité des combats. C’est très efficace. J’ai également beaucoup apprécié le fait que, sur les flash-back, l’image passe en 4/3. Visuellement, cela marche très bien.

Je ne peux que vous recommander Kill la Kill, un animé ultra efficace qui au final se situe à mi-chemin entre Ranma ½ et l’univers visuel des productions Nickelodeon / Cartoon Network.

 

G comme gnomes

75 gnom’ street est un jeu de société sorti  il y a quelques mois chez Ankama. Chaque joueur contrôle un gang de nains qui cherche à faire main basse sur le trésor de ses adversaires, trésor dissimulé dans le jardin d’un pavillon de banlieue. Les parties mêlent stratégies, déduction et coups bas. Les moments d’inattention se payent au prix fort.

Un jeu fort sympathique et facile à prendre en main. En plus, il réintroduit  au passage le lancer de nains ce qui est, tout le monde en conviendra, une bonne chose !

 

M comme Mastodon

Mastodon fait assurément partie des quelques très grands du metal actuel. Je ne me lasse pas de Emperor of Sand (Reprise-Warner), leur septième et dernier album en date (2017). Le groupe maîtrise à la perfection son stoner progressif qui puise ses influences aussi bien dans les mélodies d’Iron Maiden que dans le metal extrême. Dopés par des qualités de composition hors du commun, les tubes s’enchaînent sans jamais lasser l’auditeur en mêlant passages rapides, mélodiques, planants et épiques. Les arrangements vocaux sont fantastiques tout comme le travail accompli par le batteur ! Mon titre préféré ? « Steambreather », à la fois mélancolique et énergique, qui vous restera ancré dans le cervelet un sacré moment !

Je viens de découvrir qu’il existait une version de l’album avec la pochette à colorier soi-même. C’est fou, non ?

Tant que l’on parle de musique, je suis en train de découvrir la discographie de Shining (le groupe norvégien pas le suédois). Je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille à leurs albums One one One  et International Blackjazz Society (2013 et 2015 chez Spinefarm Records). Ces deux disques, méchamment groovy et énergique, proposent un metal electro au croisement de John Zorn  et d’un rock industriel comme pouvait le pratiquer Nine Inch Nails (ou Marilyn Manson) dans les 90’s.  Le tout avec un son énorme. J’ai pour l’instant plus de mal avec leur album Blackjazz (2010) plus bruitiste et moins direct.

 

W comme Wonder Boy

La société française Lizardcube a eu la grande idée de remasteriser le jeu Wonder Boy: The Dragon’s Trap, sorti il y a quelques décennies sur Master System et Game Gear.  Je l’ai testé sur PC via Steam. Il est également disponible sur PS4 qui,a priori, aura même droit à une version physique. Les graphismes, toujours en 2D, et les musiques ont été remis au goût du jour pour un résultat tout simplement magnifique. Cerise sur le gâteau : il suffit d’appuyer sur le bouton adéquat pour basculer sur les graphismes et musiques 8 bit d’époque. Le jeu, mélange de plateforme et de RPG (un peu), est toujours aussi dur et s’avère rapidement assez compliqué pour ceux, qui comme moi, ont un sens de l’orientation vidéo-ludique laissant à désirer. En tout cas, une bien belle initiative. J’y retourne.